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Portrait de diplômés et retraités de l’ITAQ : François Turcotte

Zootechnologie, 1984

La passion de la terre, un héritage familial à l’ITAQ

Pour notre édition de mai 2026, le Réseau des diplômés et retraités de l’ITAQ est fier de présenter le parcours de François Turcotte, un technologue dont la carrière incarne la force de la relève agricole québécoise et l’attachement profond aux racines de Ferme avicole Orléans, « un héritage de savoir-faire et de famille ».

Un virage vers la zootechnologie

L’aventure de François à l’ITAQ débute en septembre 1981, au campus de La Pocatière. Ses études au programme de Zootechnologie se sont avérées fructueuses. En mai 1984, il reçoit avec fierté son diplôme des mains du ministre de l’Agriculture de l’époque, M. Jean Garon.

L’ITAQ : un pilier générationnel

Chez les Turcotte, le passage par La Pocatière est une tradition bien ancrée. Son frère aîné, Jean-Roch, a ouvert la voie à la fin des années 1970. Cette influence s’est perpétuée jusqu’à la nouvelle génération : sa fille Myriam a obtenu son diplôme en 2018 en productions animales, rejoignant son cousin Marc-Antoine Turcotte, qui avait complété le même programme en 2012.

« C’était tout à fait naturel pour moi d’aller étudier à La Pocatière. Après mon secondaire 5, j’avais déjà décidé que je prenais la relève de la ferme de mes parents », raconte François. « Il y a eu beaucoup d’anecdotes de mon séjour à l’ITAQ, car nous avions un groupe formidable, uni dont les amitiés demeurent encore aujourd’hui après 40 ans. Nous avions une complicité avec les professeurs et certains d’entre eux ont influencé mon parcours professionnel. Ce fut trois excellentes années ».

L’histoire de Ferme avicole Orléans : un héritage en évolution

Située à Sainte-Famille-de-l’Île-d’Orléans, la Ferme avicole Orléans est celle d’une transmission réussie, où chaque génération a su apporter sa pierre à l’édifice (au poulailler) tout en respectant les valeurs de la terre.

En 1946, les parents acquièrent un morceau de terre de 1,5 hectare. Il y avait 250 pommiers et un petit poulailler. Considérant qu’il n’avait pas de terre proprement dit, l’élevage devenait une porte de sortie. Tout en conservant le verger et après avoir loué de petits poulaillers chez des voisins, ils construisent un premier poulailler en 1963, un deuxième en 1965 et un troisième en 1969, pour atteindre une production totalisant 45 000 poulets.

Une transition fraternelle (1984 – 2010)

Tout commence véritablement en 1984. Fraîchement diplômé, François Turcotte s’associe avec son frère Luc pour reprendre officiellement l’exploitation familiale. Ensemble, ils modernisent les infrastructures et optimisent les méthodes de production. Le duo fraternel consolide les actifs de la ferme, naviguant à travers les défis du secteur agricole avec une rigueur exemplaire. Les vergers ont été agrandis pour un total de 12 ha et la production de poulets a été quadruplée. En 1995, la production de dindons a été ajoutée.

La passation à la troisième génération

Le succès de Ferme avicole Orléans se mesure à sa capacité à inspirer la génération suivante. En 2012, son neveu Marc-Antoine termine ses études à l’ITAQ, suivi de Myriam, la fille de François, en 2018. Aujourd’hui, la boucle est bouclée : ces deux technologues ont officiellement repris le flambeauet assurent la pérennité de l’entreprise familiale.

Des distinctions reçues

  • En 2010, François a obtenu le prix Louis-Hébert remis par la Fédération des Producteurs de pommes du Québec pour sa contribution à l’avancement de l’industrie pomicole québécoise et son rayonnement.
  • En 2012, il se voit remettre la médaille d’or de l’Ordre national du mérite agricole, une reconnaissance soulignée lors d’une réception au Salon rouge de l’Assemblée nationale — un moment marquant pour toute la famille.

Certaines implications

  • Administrateur au syndicat de l’UPA de l’ile d’Orléans depuis une trentaine d’années
  • Président depuis une dizaine d’années et administrateur depuis 2007, au Syndicat des producteurs de pommes de la région de Québec
  • Secrétaire-trésorier pour un club d’encadrement technique axé sur la production pomicole
  • Administrateur sur le conseil d’administration d’Exceldor coopérative, où il a également occupé les fonctions de vice-président et de président

Conclusion

Fidèle à sa formation initiale, François Turcotte a consacré sa carrière à bâtir une exploitation solide, prouvant que la formation technologique de l’ITAQ offre les outils essentiels pour faire prospérer le patrimoine agricole.

Ferme avicole Orléans demeure aujourd’hui un symbole de la vitalité de nos régions et de la force des traditions familiales. François Turcotte en est l’un des importants artisans.

« Ce dont je suis le plus fier, c’est le parcours accompli depuis ma sortie de l’ITAQ jusqu’à aujourd’hui, ainsi que la relève assurée par nos enfants. Nous nous sommes toujours entourés de gens compétents, ce qui nous a permis de prendre de l’expansion dans le secteur de la volaille et dans le secteur pomicole. De plus, avec notre conseiller, il y a eu la création d’une nouvelle variété de pommes, la Orléans, qui est un hybride des variétés Honeycrisp et Empire.

Offrir des pommes ainsi que des poulets et des dindons de qualité aux consommateurs, me rend très fier de mon travail ».

François Turcotte, la fierté d’une carrière de technologue réussie!

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