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Portrait d’un diplômé de l’ITAQ – Patrick Sullivan

Technologue et enseignant, Patrick Sullivan raconte… sa brillante carrière!

Sa formation

En 1973, j’avais 22 ans et j’étais ce qu’on appelle un certain décrocheur. Résidant de la région de Saint-Hyacinthe, je me suis inscrit sur un coup de tête quelques semaines à peine avant le début de la session d’automne à l’ITAQ, campus de La Pocatière en Zootechnologie. J’ai tout de suite été passionné par les cours à cause du mariage entre la théorie et la pratique.

En sortant de l’ITAQ, j’avais ce qui est le plus important pour moi, le savoir-faire. Lors de ma graduation de 1976, j’ai reçu la médaille du gouverneur général pour l’excellence de mon dossier scolaire.

Sa carrière professionnelle

En mai 1976, ma conjointe de l’époque, qui était aussi inscrite à l’ITAQ, désirait terminer sa formation (dta) en horticulture ornementale à l’ITAQ, campus de Saint-Hyacinthe. Alors un retour à Saint-Hyacinthe, j’entre au service du PATLQ.

En 1978, je quitte le PATLQ pour le Bureau des renseignements agricoles de Saint-Hyacinthe afin d’avoir une vie plus équilibrée de couple avec enfants.

À cette époque, beaucoup de fermes en production animale de la région produisaient aussi des légumes de transformation et, lors de mes visites, ils me posaient des questions sur leurs cultures. Comme je n’y connaissais rien, je répondais franchement « je ne sais pas, mais je vais me renseigner et vous revenir ». Je me suis fait un réseau d’informateurs compétents en horticulture, en plus d’étudier par moi-même. J’étais de plus en plus sollicité par les producteurs maraîchers du comté et au fil des années, dans les comtés voisins. Un jour, mon patron m’a nommé conseiller en horticulture.

Au début des années 90, j’ai obtenu le titre de technicien principal, spécialiste horticole.

Ce poste au MAPAQ me donnait la liberté de faire du développement et du transfert technologique avec les producteurs. Je n’ai jamais aimé la routine et les projets se sont succédé. Je suis, entre autres, devenu spécialiste de la plasticulture en champ et j’ai produit des vidéos techniques qui sont encore utilisées à ce jour.

J’ai assumé le rôle d’avertisseur du réseau cucurbitacées-solanacées du Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP), de 1995 à 2001.

Je me suis aussi beaucoup impliqué en commercialisation, notamment dans la vente directe à la ferme et aux marchés publics, au cours des années 1990. J’ai développé des formations sous forme de sketchs qui ont connu beaucoup de succès et ont été mises en vidéo. L’une d’elles a remporté un prix au Salon de l’agriculture, vers 1995.

En 2003, la Fédération des producteurs maraîchers du Québec m’a remis le Méritas Frédéric Trudel pour souligner mon apport au développement de ce secteur.

En 2002, j’ai postulé et obtenu un poste d’enseignant au département TPHE de l’ITAQ, campus de Saint-Hyacinthe, poste que j’ai occupé jusqu’à ma retraite en 2012.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, ses implications

J’ai toujours eu à cœur de faire reconnaître la compétence des technologues en agroalimentaire. J’ai rejoint le conseil d’administration de l’Association des technologues en agroalimentaire en 2003 et j’ai occupé le poste de directeur général de 2016 à 2021.

J’ai fait partie du comité organisateur du déjeuner-conférence ATA-ITAQ de 2003 à 2021, d’abord comme membre, puis comme responsable.

J’ai siégé au conseil d’administration de l’Ordre des technologues professionnels de 2005 à 2009.

J’ai été membre du conseil d’administration de la Fondation Édouard-Brochu de l’ITAQ de 2008 à 2010, puis président de 2010 à 2012.

Je suis membre fondateur de l’Association des anciennes et anciens de l’ITAQ, campus de Saint-Hyacinthe (AAAITA), où j’ai été membre du conseil d’administration et directeur général de 2020 à 2021.

En 2022, l’ATA m’a décerné le Mérite technologique agroalimentaire.

Ma plus grande fierté est certainement la reconnaissance des producteurs agricoles avec qui j’ai collaboré. J’admire ces entrepreneurs, en particulier ceux du secteur horticole, qui opèrent dans un contexte de libre marché avec un support minimal de l’État. Ces producteurs m’ont beaucoup appris, et c’est grâce à eux que j’ai pu apporter ma contribution au secteur horticole. Le champ forme le conseiller et le conseiller forme le champ. C’est une roue qui tourne.

Patrick, tu as été un collaborateur professionnel et important dans la vie de beaucoup de gens dans ta carrière, bravo et merci pour tout!

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