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Michel Saint-Germain, un entrepreneur de coeur

Michel Saint-Germain

Les choses vont vites pour Michel Saint-Germain, directeur général d’Environnement Viridis, la plus importante entreprise de recyclage de matières résiduelles fertilisantes en agriculture au Québec, et peut-être même au Canada. Entre deux projets, le diplômé de1999 au programme de gestion et exploitation d’une entreprise agricole du campus de St-Hyacinthe de l’ITAQ, nous accorde quelques minutes pour partager son parcours. « J’ai d’abord fait deux années en techniques administratives, au Collège Maisonneuve à Montréal », raconte Michel Saint-Germain, qui se rend compte rapidement que ce n’est pas fait pour lui. Il doit trouver un domaine d’étude et d’emploi qui lui permettra d’être à la fois dehors, et en contact avec la vraie vie. « Des amis étudiaient à l’ITAQ, et je voyais le plaisir qu’ils avaient », se rappelle le natif de Saint-Alexandre d’Iberville, en Montérégie. Il ne lui en fallait pas plus pour se convaincre de joindre à son tour les rangs de la communauté de l’ITAQ.

Son diplôme obtenu, le cofondateur de Viridis explore l’agronomie. « J’ai fait une session comme étudiant libre, à l’Université Laval », dit-il. L’appel du terrain le tenaille toutefois. Il quitte les bancs de l’école. « J’ai travaillé sur deux fermes de ma région et, au printemps 2000, j’ai postulé sur un emploi auprès de l’entreprise GSI Environnement, à Québec. Je suis entré comme coordonnateur aux transports. Lorsque j’ai quitté, en 2009, j’étais directeur des opérations d’une équipe d’une vingtaine de personnes. »

Un moment charnière

Michel Saint-Germain quitte GSI Environnement, en même temps que son ami et agronome, Simon Naylor. Forts de leur expérience, les deux hommes fondent Viridis, en 2009. « Notre travail consiste à récupérer la matière organique issue du traitement des eaux usées des papetières, des stations d’épuration des eaux municipales, et des usines agroalimentaires, par exemple, puis à la transformer en fertilisants destinés au monde agricole », explique le directeur général dont les tâches vont de la gestion financière et des ressources humaines, en passant par le développement des affaires. Ce que l’homme préfère cependant, reste le contact avec le monde. « C’est ce que j’aime par-dessus tout. Plusieurs de nos clients sont d’anciens étudiants avec qui j’ai fait mon cours à l’ITAQ, ou qui sont d’anciens diplômés, comme moi. »

Quinze ans après sa fondation, les activités de Viridis ne se limitent plus à la valorisation des matières résiduelles fertilisantes. Grâce à différents partenariats, l’entreprise dont le siège-social se trouve à Mont-St-Hilaire, s’implique également dans la granulation de luzerne pour l’alimentation animale, conditionne de la chaux hydratée aquacatalysée, donne dans la biométhanisation, en plus de proposer aux municipalités de traiter les matières compostables des déchets générés par leurs citoyens et entreprises, l’industrie et les institutions.

L’entrepreneur semble particulièrement fier de l’impact de son entreprise sur l’environnement. Viridis détourne de l’enfouissement entre 500 à 750 mille tonnes de matières résiduelles fertilisantes chaque année. Environ 500 producteurs agricoles de la province profitent de ces engrais. « L’entreprise a reçu plusieurs distinctions au fil du temps pour la qualité de son service et son empreinte positive sur l’environnement. Plusieurs de mes employés se sont aussi distinguées. C’est le cas de ma collègue depuis toujours, Sophie St-Louis, décorée récemment du mérite de l’ordre agronomique, décerné par l’Ordre des agronomes du Québec, OAQ.

Michel Saint-Germain chérit manifestement aussi l’héritage que lui laisse son passage à l’ITAQ. « Même si ça fera bientôt 30 ans que nous avons gradué, la douzaine d’amis avec qui j’ai fait mes études sont toujours bien présents dans ma vie. Nous faisons régulièrement des activités ensemble, même si nous habitons loin les uns des autres. Et chaque fois que l’on se retrouve, c’est comme si nous étions en classe, ensemble, la veille encore. Je pense que c’est le plus beau leg que me laisse mon passage à cette école. C’est ce qui me reste de plus précieux. »

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